L'ABBÉ PAUL LECOUTRE PIONNIER DE L'ART NAÏF

L'église Saint-Quentin
de Wirwignes
Qui est
Paul LECOUTRE?
L'œuvre de
l'abbé LECOUTRE
Pionnier
 de l'art naïf
Paul LECOUTRE
dans les livres, la presse

L'ÉGLISE SAINT-QUENTIN DE WIRWIGNES

Un curé de village – digne successeur des prêtres bâtisseurs du Moyen-Age - passa 43 ans de sa vie à agrandir, embellir et décorer son église – l'église de Wirwignes, qui est aujourd'hui l'une des plus curieuses et des plus émouvantes du pays boulonnais.
Arnaud De Corbie (1933)

Il la refit à sa façon, afin de catéchiser ses ouailles, de leur rendre le message divin plus accessible, s'éloignant des canons esthétiques ordinaires pour une église. Aidé de quelques paroissiens, il mania habilement le ciment et en extrait des statues qu'il installa dans l'église: Adam et Eve, palmiers, etc.
Moulinié (2010)

Paul LECOUTRE mérite assurément une place à part dans l'étonnante histoire des LECOUTRES. Maître d'œuvre de la restauration et de l'agrandissement de l'église Saint-Quentin de Wirwignes, c'est lui en réalisa toute la décoration intérieure, dont on a un aperçu dans les images ci-après.
Promenade dans l'église de Wirwignes
                
photo manquante
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l'église de Wirwignes est assurément une œuvre d'art à part, une œuvre explicitement destinée au public, et non à un cercle de collectionneurs investiseurs. A ce titre, nul n'est mieux placé pour en parler que ce public. Les français étant toujours réticents à reconnaître les mérites de leurs concitoyens, ce sont les anglais qui nous livrent leurs commentaires.
Wow, such marvelous painting inside.
Quelle merveilleuse peinture à l'intérieur.
This church is a real treasure!
Cette église est un vrai trésor!
Extraordinary place.
C'est un lieu extraordinaire.
The paintings were done with love.
Les peintures ont été faites avec amour.
I've never seen a church so thoroughly decorated as this one…
Je n'ai jamais vu une église aussi bien décorée que celle-ci…
It is rare that church interiors, other than cathedrals or other really exceptional sites, stir my imagination, but this place had something special in the air inside it… the soul of the artist who decorated it lives on there…
Il est rare que les intérieurs d'églises, autres que des cathédrales ou d'autres sites vraiment exceptionnels, éveillent mon imagination, mais cet endroit avait quelque chose de spécial dans l'air… l'âme de l'artiste qui l'a décoré y vit…
What if the whole world was like that? Wonderful thought.
Et si le monde entier était comme ça? Merveilleuse pensée.
Just fantastic! A real treasure!
Tout simplement fantastique! Un vrai trésor!
Wow! All the painted detail is amazing, I don't believe I have ever been in a Church emblished in any way like this. I like it!
Waouh! Tous les détails peints sont étonnants, je ne crois pas avoir jamais été dans une église embellie d'une telle façon. J'aime ça!
Le chemin de croix
                
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L'église Saint-Quentin de Wirwignes en bref
L'oeuvre de l'Abbé Lecoutre
Film réalisé en 2002 par Jean Michel ZAZZI
Conformément à la volonté de l'auteur, le film doit être regardé sur YouTube en cliquant sur le lien qui apparaît.
L'église Saint-Quentin
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Qui est
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L'œuvre de
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Qui est Paul LECOUTRE?

Naissance et jeunesse à Wierre-Effroy
Paul Amédé LECOUTRE est né le 29 juin 1830 à 62889 Wierre-Effroy. En 1846, Paul qui a 16 ans habite avec sa famille au lieu dit "La Cloie" à Wierre-Effroy, Comme on peut le voir dans le recensement de cette année.

Le recensement de indique 1820 que la famille, qui compte alors deux enfants, habite déjà à Wierre-Effroy, sans doute à La Cloie, mais il ne fournit pas l'adresse.

Le père de Paul, Jean Claude Marie LECOUTRE (1791-1873); marié avec Louise Marie Sophie HÉCART (1796-1862) est cultivateur. Paul est le septième de leur neuf enfants*.
Son grand-père est né en 1749 à 62165 Bournonville sous le nom Jean-Claude François Le Coustre. C'est lui qui vient s'installer à Wierre-Effroy, à la suite de son mariage en 1784 avec Marie Anne Elisabeth BROUTTIER (1755-1785), native de cette commune. Celle-ci est la fille ainée de Christophe, laboureur à Wierre-Effroy, ses parents étant tous deux décédés avant son mariage. Il y décède en 1816 sous le nom de Jean-Claude Lecoutre. Dans l'acte de son troisième mariage en 1798, il apparaît comme le citoyen Jean-Claude Le Coutre Ceci est une illustration du changement de patronyme de LE COUSTRE en LECOUTRE à l'époque de la révolution. Il est le petit-fils de Philippe LE COUSTRE (1677-1736) et de Jeanne POTTERIE (1677-1775), mes ancêtres (A8).

*En 1846 seuls sept enfants habitent à La Cloie, la sœur ainée de Paul, Marie Sophie Adèle, s'étant mariée en 1845 et Marie Françoise Claire, née en 1825 étant décédée prématurément à l'âge de huit mois.

La ferme de La Cloie est restée dans la famille de Paul. Dans le recensement de 1911, cest son neveu Jules Constant LECOUTRE, fils de son frère Hubert Joseph, qui y habite. Mais il n'a eu que des filles (quatre). L'ainée, Marie Louise Adèle (1908-1967), a épousé le 3 février 1932 à Wierre-Effroy Jules Constant Eugène ANDRIEU (1904-1991). En 2018 Marc Pierre ANDRIEU élève des vaches laitières à La Cloie.

Il est vraisemblable de penser que le futur abbé Paul LECOUTRE est né à la ferme de La Cloie. On peut affirmer qu'il appartient à une famille de gens robustes (et très certainement hautement respectables). Si l'on excepte sa sœur Marie Françoise Claire décédée dans sa première année, Tous ces LECOUTRE sont morts à des âges respectables, particulièrement les hommes. Son père Jean Claude Marie est décédé à 82 ans et ses frères et sœurs à
    91 ans pour Marie Sophie Adèle née en 1818,
    84 ans pour Jean Claude Hubert né en 1820,
    76 ans pour Geneviève Marceline née en 1821,
    86 ans pour Hubert Joseph né en 1823,
    67 ans pour Marie Hermine Aurélie née en 1827,
    90 ans pour Louis Léon Justin LECOUTRE né en 1834,
    53 ans pour Adèle Marie LECOUTRE née en 1840.
A une époque où on considère que l'espérance de vie était comprise entre 40 et 50 ans cette longévité est remarquable.
Paul LECOUTRE lui-même a vécu 76 ans, et encore sa mort est accidentelle (voir plus loin).

De La Cloie à La Croix

Paul n'apparaît plus dans le recensement de 1851. Il avait 21 ans et avait quitté sa famille en route vers son étonnant destin. A-t-il été prédestiné par son deuxième prénom Amédé, qui vient du latin ama et deus et signifie "aimé de Dieu"?
On sait peu de choses sur le parcours de Paul, qui n'a apparemment laissé aucune trace écrite. En 1857 il est prêtre à Calais, comme nous l'apprend le contrat de mariage de son frère Hubert Joseph avec Virginie Désirée Émilie TELLIEZ, le 11 février 1857 à Wierre-Effroy, pour lequel il est témoin. C'est en 1863 qu'il devient curé de Wirwignes; il le restera jusqu'à sa mort en 1906.
Les recensements de Wirwignes, de 1866 à 1896, nous apprennent qu'il y a vécu avec sa sœur Geneviève Marceline, son ainée de neuf ans, décédée en 1898. Ont également vécus avec eux différents neveux, nièces, petits-neveux et petites-nièces.
Il ne semble guère exister de photos de Paul,
hormis celle qui se trouve dans son église,
au pied de laquelle il repose.


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L'œuvre de l'abbé LECOUTRE
Sa reconnaissance officielle un siècle après

la Base Mérimée [http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA62000067] fournit les éléments suivants. Sur l'histoire de l'église de Wirwignes et sur son état en 1863 à l'arrivée de Paul, on trouve:

La première église fut sans doute bâtie au début du 12e siècle. Jusqu'en 1876 en subsistait une construction appelée "basse église", servant de nef. La base du clocher date peut-être de cette époque. Fin 15e début 16e siècle, un nouveau chœur fut édifié. Au cours du 17e siècle, des modifications sont apportées au clocher. Restaurations de 1812 à 1863.

C'est en 1867 que Paul conçoit le projet de restauration de l'église.

En 1867, après un voyage en Terre Sainte, en Egypte et en Italie, l'abbé Lecoutre souhaite faire de l'église un catéchisme monumental permettant aux paroissiens d'appréhender la Bible à travers son mobilier et sa décoration intérieure. Le projet est exécuté à partir de 1869.

Paul devient à partir de 1869 le maître d'œuvre* et le principal artisan d'un travail de restauration considérable réalisé avec le concours du peintre-verrier LEVÊQUE et de l'ingénieur Emile GÉRARD:

Huit chapelles latérales sont créées le long de la "basse église" détruite en 1876. Le clocher fut surélevé d'un niveau; une flèche vint le couronner en 1879-1880 sur les dessins de l'ingénieur Emile Gérard. En 1882, pose de nouveaux vitraux.

*Dans la Base Mérimée il est appelé "Paul André", un erreur qui a été souvent reprise.

Paul va consacrer le reste de sa vie à la décoration intérieure. Le site internet "églises ouvertes" donne la présentation suivante (http://www.eglisesouvertes.be/church_detail.asp?n=saint-quentin&churchID=1742, 31 janvier 2019):

Surprenante, originale, avant-gardiste, l'église Saint-Quentin de Wirwignes, située dans l'arrière-pays vallonné du Boulonnais, est une curiosité à ne pas manquer. En effet, l'église est un exemple unique d'un art populaire qui s'inscrit dans le courant d'Art Naïf représenté par le Douanier Rousseau à la fin du XIXème siècle…
L'abbé Lecoutre […] crée une décoration originale de son église du Pas-de-Calais: décor étonnant mêlant les couleurs et les accents orientaux avec les marbres et les pierres occidentaux. Il utilise un art libéré des codes classiques, multiplie le mobilier, les statuettes et insère des maximes de la Bible dans les murs et les voûtes. L'édifice devient un support pour la catéchèse pour une population en partie illettrée à l'époque. L'abbé souhaite aider ses paroissiens à être pénétrés des enseignements de la Bible.

Paul a donné tout son amour à son église. Le vendredi 2 novembre 1906, alors qu'il achève de peindre la voûte céleste, Paul tombe de l'échafaudage et se tue, à l'âge de 76 ans. Pouvait-on imaginer une autre fin?

L'étude réalisée sous la responsabilitié scientifique de Véronique Moulinié met en avant le temps qu'il a fallu pour que l'œuvre de Paul fût enfin officiellement reconnue.

Pendant des décennies, ces installations n'éveillèrent guère l'intérêt des instances culturelles. Le silence obstiné qu'elles maintiennent quant à cette décoration étonnante laisse assez clairement deviner le mépris dans lequel elles les tiennent alors. En 1982, on inscrivit ainsi une longue liste d'objets de l'église sur la liste supplémentaire des objets mobiliers. Sans un regard pour les statues de Lecoutre*. De même en 1993, une lettre de J.-P. Blin, de la direction du Patrimoine, demandant que soit constitué un dossier à son sujet, ne semble pas avoir reçu le moindre écho. Sans doute était-il trop tôt. Le contexte n'était pas favorable.

Moulinié V. (responsable scientifique) (2010) - D'une architecture, l'autre: Les habitants paysagistes et le Musée d'Art Moderne de Lille-Métropole, à Villeneuve d'Ascq. Programme interdisciplinaire de recherche "Art, architecture, paysage", Sessions 2004 et 2005. Paris: Bureau de la Recherche Architecturale Urbaine et Paysagère.

*C'est notamment le cas du tabernacle en chêne daté du quatrième quart du 17ème siècle, qui est classé le 20 septembre 1902.

Tout change au début des années 2000. En 2002, une lettre de Patrick Wintrebert, conservateur départemental des objets d'art, adressée à Jacques Philippon, conservateur régional des Monuments historiques, appelle en ces termes son attention:
"J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur l'église paroissiale de Wirwignes qui à mon avis mériterait une protection parmi les monuments historiques. L'édifice vaut surtout pour son décor unique en son genre dans le département. Il est l'œuvre du curé Paul-Amédée* Lecoutre qui, à l'instar du facteur Cheval, employa quarante années de sa vie à couvrir les murs de mosaïques, à sculpter près d'une centaine de statues et à réaliser le mobilier." (Archives du Musée d'Art Moderne à Villeneuve d'Ascq)
L'affaire est rondement menée puisque l'église est inscrite au titre des Monuments Historiques par arrêté du 2 mai 2006. Cependant, son classement** sera refusé.

Parmi ceux qui ont activement participé au dossier d'inscription de l'église de Wirwignes, il convient de mentionner Michel Cabal, médecin psychiatre et passionné d'art brut.

*Amédée au lieu d'Amédé, encore un erreur, mais qui peut se justifier par le fait qu'on trouve les deux orthographes, Amédée étant même la plus courante.
**La législation distingue deux types de protection: Les classés et les inscrits. Sont classés parmi les monuments historiques, "les immeubles dont la conservation présente, au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt public". C'est le plus haut niveau de protection. Sont inscrits parmi les monuments historiques "les immeubles qui, sans justifier une demande de classement immédiat au titre des monuments historiques, présentent un intérêt d'histoire ou d'art suffisant pour en rendre désirable la préservation".
Autre distinction: Le classement s'effectue au niveau national et l'inscription seulement au niveau régional.

C'est donc par arrêté en date du 2 mai 2006 (référence 2006 D 6324)
que l'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques.

Cent ans après la mort de l'abbé Paul lecoutre.

L'arrêté met en avant le caractère novateur de l'œuvre:

Considérant que l'église Saint-Quentin de Wirwignes présente un intérêt du point de vue de l'histoire et de l'histoire de l'art, suffisant pour en rendre désirable la protection comme une œuvre d'art totale, création originale de l'abbé Lecoutre, et un édifice pionnier dans l'émergence de l'Art naïf en France dans le dernier tiers du XIXe siècle.

Le marbre de Marquise
Orignaire de à Wierre-Effroy, a proximité de Marquise, Paul LECOUTRE a pu se procurer du marbre de Marquise qui est le matériau principal utilisé. L'église de Wirwignes se pare de ce marbre, comme la colonne de la grande armée à Wimille, le perron de l'Elysée, les gare de Paris (Montparnasse), Tokyo, Moscou, etc.
Des personnages de la vie réelle
Dans le film de Zazzi (2002) Louis Harlé, ancien maire de Wirwignes, nous apprend que pour les personnages d'Adam et Eve, Paul LECOUTRE a pris pour modèles respectifs son voisin, "le père PÉCRON", et sa "cousine de Colembert". Ce voisin est vraisemblablement le cordonnier Joseph Marie PÉCRON, né en 1847, qui apparaît dans le recensement de Wirwignes de 1886 comme le voisin de Paul.

Zazzi J.-M. (2002) - L'œuvre de l'Abbé Lecoutre. Vidéo publiée sur YouTube.

Cette ressemblance avec des personnages connus de tous, en apportant une dimension particulière à la statue, avec une touche d'humour, ne pouvait qu'alimenter les réactions des paroissiens de l'abbé LECOUTRE. C'est sans doute l'effet recherché par Paul.
Un successeur célèbre: L'abbé BOULY
Alexis-Timothée BOULY nait le 11 décembre 1865 à Condette et y décède le 29 janvier 1958. En janvier 1909, il devient curé de Wirwignes et le reste jusqu'au 1er août 1910 où il est nommé curé de la nouvelle paroisse d'Hardelot. Il a un destin pour le moins exceptionnel, puisqu'il devient le radiesthésiste le plus célèbre de France, et aussi sourcier et magnétiseur reconnu, et possède une renommée mondiale. C'est d'ailleurs lui qui a inventé le mot de "radiesthésie" apparu en 1929. Il est ausi le dernier propriétaire privé du château d'Hardelot qu'il acquiert en 1934.

Les archives du Pas-de-Calais (11 décembre 2018) - 11 décembre 1865: naissance du radiesthésiste le plus célèbre de France, l'abbé Bouly, curé d'Hardelot.

L'abbé BOULY a d'autant plus sa place dans l'histoire de Paul LECOUTRE, et des LECOUTRES en général, que Louis Armand Florimont BOULY (1783-1864), le frère de l'arrière-grand-père de l'abbé BOULY (Jean Charles Honoré) a épousé en 1814 à Wierre-Effroy Geneviève Florentine LECOUTRE (1792-1873). Celle-ci n'est autre que la tante de l'abbé LECOUTRE, la sœur de son père Jean Claude Marie, et elle est donc aussi l'arrière-grand-tante par alliance de l'abbé BOULY.
La grotte de Lourdes
Entre les deux guerres, un de ses successeurs fait construire une grotte de Lourdes, avec de faux rochers en ciment armé, qui altère le bel équilibre réalisé par l'abbé LECOUTRE en remplaçant la chapelle de la Vierge. Mais, après tout, cela fait partie de l'histoire de l'église de Wirwignes.
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Paul LECOUTRE
pionnier de l'art naïf en France

Qu'est-ce qu'un artiste naïf?
On a énormément disserté sur le sujet. Dans le domaine de l'architecture française la référence incontournable est Joseph Ferdinand CHEVAL, connu sous le nom du facteur Cheval, contemporain de Paul puisqu'il vécut de 1836 à 1924, et devenu célèbre pour avoir passé 33 ans de sa vie, de 1879 à 1922, à édifier un palais nommé "Palais idéal". Ce palais, situé à Hauterives dans la Drôme, est en effet le premier monument français d'architecture naïve à avoir été classé et il apparaît donc de ce fait comme la référence du genre.
Dans le site officiel du Palais idéal http://www.facteurcheval.com/ on trouve la présentation suivante.

Avril 1879. Ferdinand Cheval, facteur rural âgé alors de 43 ans, butte sur une pierre si bizarre lors de sa tournée qu'elle réveille un rêve. Véritable autodidacte, il va consacrer 33 ans de sa vie à bâtir seul, un palais de rêve dans son potager, inspiré par la nature, les cartes postales et les premiers magazines illustrés qu'il distribue.
Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées en pleine campagne, il va ramasser des pierres, aidé de sa fidèle brouette. En solitaire, incompris, il inscrit sur son monument "travail d'un seul homme". Son palais de rêve est achevé en 1912.
Au coeur d'un jardin luxuriant, il imagine un palais inhabitable, peuplé d'un incroyable bestiaire - pieuvre, biche, caiman, éléphant, pélican, ours, oiseaux… Mais aussi des géants, des fées, des personnages mythologiques ou encore des cascades, des architectures de tous les continents. Une oeuvre architecturale aussi inclassable qu'universelle.
Unique au monde, le Palais Idéal a inspiré les artistes durant plus d'un siècle. Indépendant de tout courant artistique, construit sans aucune règle d'architecture, le Palais idéal a fait l'admiration des surréalistes, a été reconnu comme une oeuvre d'art brut.

C'est de l'Art, c'est du rêve, c'est de l'énergie (Emile Roux-Parassac, 1904)

C'est en 1969 qu'André Malraux en décide le classement, disant du Palais idéal:

Qu'est-ce que le palais Idéal? C'est le seul exemple en architecture d'art naïf. L'art naïf est un phénomène banal, connu de tous, mais qui n'a pas d'architecture… En un temps ou l'art naïf est devenu une réalité considérable, il serait enfantin de ne pas classer, quand c'est nous, Français, qui avons cette chance de la posséder, la seule architecture naïve du monde, et attendre qu'elle se détruise (emphases ajoutées).

La reconnaissance de l'œuvre de Paul LECOUTRE contredit l'affirmation d'André Malraux. Elle est mise en avant dans la base Mérimée qui dit de l'église de Wirwignes:

Cet édifice est un jalon essentiel de la genèse de l'Art naïf qui explosera au 20e siècle.

Sur la définition de l'art naïf, je ne retiendrai ici que les deux citations suivantes, respectivement de Michel Thévoz et d'André Malraux, qui me paraîssent s'appliquer assez bien à Paul LECOUTRE.

Un peintre naïf, selon la définition la plus courante, est un artiste autodidacte, issu généralement d'un milieu populaire, ne possédant qu'une culture rudimentaire, ou du moins étrangère à la "culture des cultivés". […] Quant à son style, on y sent le parti de rendre minutieusement la réalité, sans pour autant s'assujettir aux canons de la figuration conventionnelle, ce qui l'apparente au réalisme enfantin. Peut-être est-ce ce paradoxe qui caractérise essentiellement le peintre naïf: son incapacité – très féconde – à se conformer à des principes académiques qu'il prétend pourtant faire siens.

Thévoz M. (1975) - L'art brut. Genève: Skira.

[Les artistes naïfs] osent croire que le temps n'est rien, que la mort même est une illusion et qu'au-delà de la misère, de la souffrance et de la peur […] pour qui sait voir, respirer et entendre, un paradis quotidien, un âge d'or avec ses fruits, ses parfums, ses musiques […] un éternel éden, où les sources de jouvence l'attendent pour effacer ses rides, ses fatigues.

Malraux A. - In J.M. Drot, Journal de Voyage avec André Malraux à la recherche des Arts du monde entier. DVD Doriane Films.

Abbé LECOUTRE et Facteur CHEVAL
Il existe indéniablement des similitudes
dans le mode d'expression artistique
de l'abbé LECOUTRE et du facteur CHEVAL.
Par delà ces similitudes, on peut relever un certain nombre de points communs. Ils sont par leur profession, en contact étroit et permanent avec les habitants de leurs villages.
Tous deux ont été inspirés par leurs voyages, effectifs pour le premier, imaginaires pour le second. Alors que l'abbé s'est rendu en Terre Sainte, en Egypte et en Italie, le facteur a lui nourri son imaginaire dans les revues et les cartes postales de voyage qu'il distribuait au cours de sa tournée.
Si la bible et les évangiles ont évidemment été le guide principal de l'abbé LECOUTRE, ils ont également été une source d'inspiration importante pour le facteur CHEVAL, puisqu'on trouve dans le palais idéal la grotte de la vierge Marie, les quatre évangélistes, un calvaire avec des anges, des pélerins.
Coïncidence étonnante, le facteur CHEVAL a créé dans son palais une grotte de Saint-Amédée, patron et seigneur d'Hauterives, qui lui a coûté 3 ans de travail. Amédée de Clermont, né vers 1110 dans la famille des seigneurs d'Hauterives, a été abbé de Hautecombe, puis évêque de Lausanne. Notons qu'il existe un autre Saint Amédée, Amédée de Savoie qui vivait au 15ème siècle. L'orthographe Amédé se trouve plus rarement.
L'abbé et le facteur se sont tous deux procurés par eux-mêmes le matériau de base pour leur œuvre, le marbre de marquise pour le premier, les pierres trouvées au cours de sa tournée pour le second.
Il n'est pas étonnant que l'humilité, vantée par la bible comme une qualité noble, figure en bonne place sur l'autel de l'église de Wirwignes.

Le facteur CHEVAL semble répondre à l'abbé LECOUTRE en affirmant qu'il n'a pas de doute sur son génie.

Les nombreux visiteurs qui viennent chaque année admirer mon chef-d'oeuvre, s'en vont tous ravis et enthousiasmés, cela me remercie grandement de toute la peine et de tout le travail que j'ai fourni pour élever cette 8e Merveille du Dauphiné, de la France et même du monde dit-on.

Cela n'est pas incompatible si l'on est d'accord avec la phrase du personnage de Bernanos (1936), lui aussi curé de campagne dans le Pas-de-Calais, à Ambricourt à moins de 50 kilomètres de Wirwignes:

Le doute de soi n'est pas l'humilité, je crois même qu'il est parfois la forme la plus exaltée, presque délirante de l'orgueil.

Bernanos (1936) - Journal d'un curé de campagne. Paris: Plon, page 1222.

Comment qualifier l'art de Paul LECOUTRE?
Art brut, spontané, naturel, non savant, etc.,
voire art des fous,
de nombreux autres qualificatifs que naïf
ont été utilisés.

Le petit questionnaire/sondage ci-contre
permet à chacun de se faire son avis
pour différents qualificatifs
pouvant s'appliquer à l'art de Paul LECOUTRE
sur une échelle
de 0 "le qualificatif s'applique très mal"
   à 4 "le qualificatif s'applique très bien",
les autres valeurs permettant de nuancer le jugement.


Rappelons que, selon les conditions générales d'utilisation du site,
les réponses ne sont pas enregistrées,
aucune donnée personnelle n'étant recueillie.

0     1     2     3     4           
Académique                   
Banal                   
Biblique                   
Brut                   
Commercial                   
Conventionnel                   
Créatif                   
Epuré                   
Naturel                   
Savant                   
Spontané                   
Ajoutez                   
vos                   
qualificatifs                   
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Paul LECOUTRE dans les livres

Daniel Haigneré (1882)

Haigneré D. (1882) - Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, Arrondissement de Boulogne, Tome II, publié par la commission départementale des monuments historiques.. Arras: Sueur-Charruey, pages 434-435.

Dès 1882 Daniel Haigneré mentionnait les travaux de l'abbé Paul Lecoutre,
sans toutefois porter d'appréciation.

L'église de Wirwignes, sous le vocable de S. Quentin, était un édifice du XVe ou du XVIe siècle, qui vient d'être entièrement restauré et considérablement agrandi par les soins de M. l'abbé Paul Lecoutre, natif de Wierre-Effroy, curé actuel. C'est à lui et à son œuvre qu'un homme de foi et de cœur, feu M. Adolphe Gérard, faisait allusion en 1873, lorsqu'il signalait à la reconnaissance de ses contemporains le zèle de ces simples desservants qui consacrent à la régénération de leurs églises un dévouement sans bornes, un savoir qu'ils sont seuls à ne pas reconnaître, un désintéressement pour lequel la langue ne fournit pas assez d'éloges, car, disait-il, ils y absorbent leur patrimoine (1).

(1) Bénédiction de la gare de Lottinghem, br. in-8, page 7
L'œuvre de Paul Lecoutre semble ensuite avoir longtemps été ignorée des français. Les principales mentions sont le fait des anglais W. D. Craufurd, E. Manton et E.  A. Manton, qui dans leur guide de voyage Peeps into Picardy (détours en Picardie) en donnent une description élogieuse et d'une canadienne Clare Gass.
Peeps into Picardy
Craufurd W. D., Manton E. & Manton E. A. (1919) - Peeps into Picardy, 5ème édition (1ère édition en 1914). London: Simpkin, Marshall, Hamilton, Kent & Co., LTD. Pages 74-76.
In the little village of Wirwignes — some three miles off, hidden away from the world — there is to be seen a remarkable monument to human perseverance and determination. Probably few will have heard of, or indeed will ever hear of, this little village church ; still, those who do visit it must bow their heads in reverence before the work, done by a simple curé, to the glory of his Maker. He worked unceasingly, and, unlike the Lady of Shalott, who left her task to gaze at the passers-by, stuck to his work until he was able to see his long-wished -for ideal completed, his life-work accomplished ere- he died. The curé decorated this church almost entirely by his own handiwork. The only assistance he received was by the gift of marble for his mosaics and colours for his paintings. All the side chapels, of which there are a great many, are done in mosaic, with slabs of marble in various designs to form a dado on either side of the altars. No two chapels are alike. The Stations of the Cross, sculptured in stone and tinted, are let into the wall round the church. The pillars are each painted with different designs, some quite excellent. The two large pillars supporting the chancel arch are coated with marble mosaics, as in the inner walls of the church, including the space under the centre tower and the baptistery. The floor is marble. The altars are all of carved stone, with the exception of the high altar, which, with its altar rails, is Renaissance, and of carved wood. Many of the super-altars in the chapels are most curious in design, especially the representations in the chapel of St. Joseph, of the Virgin and Child and St. Joseph in ordinary beds, with bedclothes. These are done in relief, with gold background. Small coloured statuettes of the saints are all round the centre chancel arch, in niches, and again on pedestals above the capitals of the pillars throughout the church. The pulpit deserves special attention. The pedestal represents the " Fall " — the figures of Adam and Eve being about half life size, whilst the Tree forms the support in white marble. Behind, on the pillar, is a figure of Christ, also in relief. The church stands as a glorious monument to human perseverance and devotion to a higher cause. It was in this same spirit our great cathedrals were raised. The cure's grave, just outside the church on the north side, bears this inscription: "A la mémoire de M. I'Abbé Paul Lecoutre, curé de Wirwignes pendant 43 ans, 1863-1906, pieusement décédé dans sa paroisse le 12 Novembre 1906, dans sa 77e année"; but the church is his real monument, for it will long preserve his memory.
Dans le petit village de Wirwignes - à trois milles de là, caché du monde - se découvre un remarquable monument à la persévérance et à la détermination de l'homme. Il est probable que peu de gens auront entendu parler de cette petite église de village, ou n'en entendront jamais parler ; cependant, ceux qui la visitent doivent baisser la tête en révérence devant l'œuvre, faite par une simple curé, à la gloire de son Créateur. Il travaillait sans cesse, et, contrairement à la Dame de Shalott, qui laissait la mission de regarder aux passants, il demeurait à son travail jusqu'à ce qu'il ait pu voir son souhait si longtemps désiré - pour un idéal absolu, son travail de toute une vie accomplie - il mourut. Le curé a décoré cette église presque entièrement par ses propres travaux, de ses mains. La seule aide qu'il reçut fut le don de marbre pour ses mosaïques et de couleurs pour ses peintures. Toutes les chapelles latérales, dont un grand nombre, sont réalisées en mosaïque, avec des dalles de marbre aux motifs variés pour former un damier de chaque côté des autels. Il n'y a pas deux chapelles identiques. Le Chemin de Croix, sculpté dans la pierre et teinté, est encastré dans le mur autour de l'église. Les piliers sont peints avec des motifs différents, dont certains sont tout à fait remarquables. Les deux grands piliers qui soutiennent l'arche du chœur sont revêtus de mosaïques de marbre, comme dans les murs intérieurs de l'église, y compris l'espace sous la tour centrale et le baptistère. Le sol est en marbre. Les autels sont tous en pierre sculptée, à l'exception du maître-autel, qui, avec sa balustrade d'autel, est de style Renaissance, en bois sculpté. De nombreux autels dans les chapelles sont très curieux dans leur conception, en particulier les représentations dans la chapelle de Saint Joseph, de la Vierge à l'Enfant et de Saint Joseph dans des lits ordinaires, avec des draps de lit. Celles-ci sont réalisées en relief, sur fond d'or. De petites statuettes colorées des saints sont tout autour de l'arche centrale du chœur, dans des niches, et quelquefois sur des piédestaux au-dessus des chapiteaux des piliers dans toute l'église. La chaire mérite une attention particulière. Le piédestal représente la "chute" - les personnages d'Adam et Eve étant à peu près la moitié de la taille humaine, tandis que l'arbre forme le support en marbre blanc. Derrière, sur le pilier, se trouve une figure du Christ, également en relief. L'église est un splendide monument à la persévérance humaine et à la dévotion à une cause supérieure. C'est dans ce même esprit que nos grandes cathédrales ont été élevées. La tombe de la cure, juste à l'extérieur de l'église côté nord, porte cette inscription: "A la mémoire de M. I'Abbé Paul Lecoutre, curé de Wirwignes pendant 43 ans, 1863-1906, pieusement décédé dans sa paroisse le 12 novembre 1906, dans sa 77e année"; mais l'église est son authentique monument, qui conservera longtemps sa mémoire.
The war diary of Clare Gass 1915-1918
Susan Mann (ed.) (2000) - The war diary of Clare Gass, 1915-1918. Montreal and London, McGill-Queen's University Press.
Clare Gass fournit sur l'église de Wirwignes un témoignage étonnant et émouvant quand on connaît l'histoire de cette canadienne.
JULY 29 [1915]
Ruth & I had a half day off so decided to go to Wirwignes to see the little church, built by the hands of one man, the Curé of the Parish We went through Neuve Chatel, on to Samer, out through Wierre aux Bois & Carly: then at the sign post turned into a narrow stony unfrequented road which took us out to the Montreuil road in sight of the spire of our little church. […] Our church was even more wonderful than the description in Peeps into Picardy led us to believe. It surely does not carry out all the laws of architecture, but love is the sign that is written all over its workman ship, & the cleverness of the detail & of the whole construction is wonderful. We sat in the church for a long time thinking of the single minded ness & the earnestness of the soul of the builder (pages 47-48).




JULY 2 [1916]
Ruth & I bycicled in last [h]ours out to Wirwignes to see the little "home made" church which we admired so much last year. We had tea in the Boulogne Woods. Strawberries & bread & butter & were so hungry. Stayed in the church for about half an hour then returned (page 128).
29 JUILLET [1915]
Ruth et moi avions une demi-journée de congé et avons donc décidé d'aller à Wirwignes pour voir la petite église, construite par les mains d'un seul homme, le curé de la paroisse. Nous sommes passés par Neuve Chatel, Samer, Wierre aux Bois & Carly: puis au poteau indicateur avons tourné dans en une étroite route caillouteuse et peu fréquentée qui nous menait à la route de Montreuil en vue de la flèche de notre petite église. […] Notre église était encore plus merveilleuse que la description dans Peeps into Picardy nous l'avait fait croire. Elle ne respecte sans doute pas toutes les lois de l'architecture, mais l'amour est le symbole qui est écrit sur tout le bâtiment, & l'ingéniosité du détail & de l'ensemble de la construction est magnifique. Sommes restés longtemps assis dans l'église, en pensant à l'esprit unique & à la sincérité de l'âme du constructeur (page 47).

2 JUILLET [1916]
Ruth et moi sommes allés à vélo à Wirwignes dans les dernières heures pour voir la petite église "faite maison" que nous avions tant admiré l'année dernière. Nous avons pris le thé dans la forêt de Boulogne. Fraises & pain & beurre et avions tellement faim. Sommes restés dans l'église pendant environ une demi-heure, puis sommes retournés.
Née en 1887 à Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, Clare Gass est l'une des 73 infirmières militaires de l'Hôpital canadien McGill qui se sont rendues en France en 1915, avec 35 officiers et 130 membres de la base, pour former le Troisième Hôpital général canadien, où elle a le grade de lieutenant du Corps médical de l'Armée canadienne. Contraintes de soigner un nombre incalculable de patients dans des conditions extrêmement difficiles, les infirmières sont des héroïnes méconnues de la Première Guerre mondiale.

En France cela l'amène à travailler à Etaples de mai à juillet 1915, à Camiers de juillet à décembre 1915, et enfin à Boulogne de mars 1916 à novembre 1917 et de juillet à septembre 1918. Démobilisée en novembre 1919, elle fait au Canada œuvre de pionnière dans le domaine du travail social en milieu médical. Elle meurt d'un cancer le 5 août 1968.
Son journal est l'un des rares textes écrits en temps de guerre par des infirmières canadiennes à être accessible dans des archives publiques.
Dominique Arnaud
Arnaud D. (1988) - Le guide du Boulonnais et de la Côte d'Opale. Lyon: La Manufacture.
S'il elle figure dans le Le guide du Boulonnais et de la Côte d'Opale, L'église de Wirwignes reste ignorée des "grands" guides touristiques français en 2918.

Paul LECOUTRE dans la presse

Arnaud de Corbie
Le Télégramme*, 27 mai 1933
*Le Télégramme du Pas-de-Calais ou simplement Le Télégramme est un journal quotidien dont le siège était à Boulogne-sur-Mer qui a été publié de 1905 à 1944.
Comment un curé de village – digne successeur des prêtres bâtisseurs du Moyen-Age - passa 43 ans de sa vie à agrandir, embellir et décorer son église – l'église de Wirwignes, qui est aujourd'hui l'une des plus curieuses et des plus émouvantes du pays boulonnais.
Dominique Arnaud
La Voix du Nord, 21 août 1981, page 3
L'église de Wirwignes: Vieux message d'un curé de campagne, mais aussi chef d'œuvre d'art populaire.
La foi créatrice du curé de Wirwignes
Nord-Matin, 1 août 1990
L'église de Wirwignes
La Voix du Nord, 24 juillet 2005
De l'extérieur, l'église de Wirwignes ne paye pas de mine… Un édifice religieux du XIXe siècle en briques comme tant d'autres… Mais une fois passé le porche, le visiteur écarquille les yeux d'étonnement. Sous les projecteurs, les murs, les voûtes et les colonnes foisonnent de couleurs et d'ornements : peintures, mosaïques en marbre, sculptures, inscriptions pieuses…
WIRWIGNES L'église se visite jusque fin août
La Voix du Nord, 3 août 2017
Monument d'art populaire du XVe siècle, l'église Saint-Quentin est un chef d'œuvre original.
Cet édifice a été décoré de l'intérieur par l'abbé Lecoutre qui a retracé ainsi ses voyages en Italie, en Terre Sainte à la façon du Facteur Cheval, mêlant le marbre et la pierre du Boulonnais dans un style oriental.
L'église Saint-Quentin
de Wirwignes
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Pionnier
 de l'art naïf
Paul LECOUTRE
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